Mon quatrième roman
Vingt-quatre heures sur le Mékong
J’écris tous mes livres avec le cœur, avec mes tripes. Mais celui-ci, même s’il ne s’agit pas d’une autobiographie, m’a procuré quelque chose de particulier. On écrit pour soi, c’est un geste éminemment personnel — mais savoir, avec certitude, qu’on écrit pour les autres, c’est complètement différent. Ce roman a été une aventure. Il m’a apporté autant que les voyages qui l’ont inspiré.
Je m’appelle Virginie, et après deux récits autobiographiques et un roman jeunesse, je m’apprête à publier mon quatrième roman. Sortie prévue le samedi 26 septembre 2026.
Comment ce livre est né
Pendant près d’un an, nous avons sillonné l’Europe en camping-car, en famille. Un an de route, de paysages qui changent, de vie à cinq dans quelques mètres carrés. Et au retour, une envie pressante : repartir. Ne pas s’arrêter là.
On préparait déjà la suite — une nouvelle aventure, en Asie cette fois — quand le diagnostic est tombé. Un cancer. Le grand road-trip venait de se transformer, du jour au lendemain, en tout autre chose : une année entière à tenir bon, entre traitements et incertitude.
C’est l’écriture qui m’a portée. Deux récits autobiographiques, écrits pendant cette période, m’ont permis de tenir — et surtout, ils m’ont révélé une évidence que je traînais depuis toujours sans oser la regarder en face : j’ai toujours écrit. Et j’avais envie de le faire pour les autres. Partager, aller à la rencontre, aider.
À la fin du traitement, ce fameux voyage en Asie a enfin pu se faire. Six mois à explorer un univers qu’on ne connaissait pas, toujours en famille : le Cambodge, le Vietnam, la Malaisie, la Thaïlande, les Philippines… et puis le Laos.
Coup de cœur absolu. Une connexion immédiate, presque physique. Et une entrée dans le pays tout à fait atypique : une traversée de vingt-quatre heures sur le Mékong. Un bouleversement complet. J’avais l’envie de tout enregistrer — dans mon cerveau, dans mon corps —, de ne rien oublier : les odeurs, les lumières, les visages croisés. Comme si tout cela allait devenir, un jour, la matière d’un roman à écrire.
J’ai commencé un premier jet, que j’ai abandonné. J’y suis revenue souvent, j’y ai cru, puis je me suis découragée, je ne me suis pas donné le temps. Le temps a filé, d’autres projets ont pris la place — la sortie de mon troisième livre, un roman jeunesse ; le lancement d’une chaîne de podcast, de mon site internet, des ateliers d’écriture. Je poursuivais ma reconversion.
Et puis, fin juin, je me suis enfin donné les moyens. Je suis partie une semaine, seule, pour écrire. Plus de huit heures par jour devant mon ordinateur. J’étais en transe. Tout me revenait. Je n’ai pas regardé nos vidéos YouTube — pourtant, tout notre voyage y est documenté. Je voulais me fonder uniquement sur mes souvenirs. J’y tenais. J’ai essayé de me rappeler les odeurs, les impressions, les paysages, les sourires, les questionnements.
Je suis arrivée au bout. Avec le soutien de bêta-lectrices et d’amies, j’ai enchaîné avec trois semaines de correction intenses. J’ai finalisé le manuscrit fin juillet, alors que j’étais en voyage dans les Asturies. Il me restait trois semaines pour créer la couverture, pour que la graphiste monte le livre, pour les derniers ajustements.
Ça y est. Le livre est prêt. Il est parti chez l’imprimeur.
De quoi ça parle
Une précision avant tout : Vingt-quatre heures sur le Mékong est un roman. Le Laos, le fleuve, l’atmosphère du voyage sont bien réels — c’est ce que j’ai vécu, et ce vécu m’a servi de décor. Mais l’histoire d’Alma et de Paula, leurs vies, leur secret, sont entièrement inventés. Ce n’est pas mon autobiographie : c’est une fiction, née de ce voyage, mais une fiction quand même.
Une mère meurt à quarante-quatre ans en suppliant sa fille de partir au Laos. Elle ne laisse qu’une enveloppe, une adresse, et un nom que personne ne connaît. Il faudra vingt-quatre heures de descente sur le Mékong, en slow-boat, pour comprendre pourquoi.
« Quand ma mère m’a suppliée de faire ce voyage au Laos, je ne savais pas qu’il ne lui restait que quelques heures à vivre. »
Le roman alterne deux voix : celle d’Alma, aujourd’hui, qui part sur les traces d’un secret vieux de vingt-trois ans ; et celle de Paula, sa mère, des années plus tôt, au moment où tout a commencé. Deux rives d’un même fleuve, deux femmes qui ne se comprendront peut-être jamais vraiment — sauf, justement, à travers ce que l’une a caché à l’autre.
Je ne vous en dirai pas plus. Ce genre de roman se lit à l’aveugle, et je tiens à ce que vous ayez la même traversée que moi en l’écrivant.
Pourquoi le Mékong
Parce que c’est un fleuve qui ne va pas droit. Il hésite, il contourne, il prend son temps entre Houayxay, Pakbeng et Luang Prabang avant de laisser deviner ce qu’il cache. C’était la bonne métaphore pour un roman sur les secrets de famille : on n’y accède jamais en ligne droite.
Les infos pratiques
- Titre — Vingt-quatre heures sur le Mékong
- Sortie — Samedi 26 septembre 2026
- Format — A5, broché, dos carré collé
- Où le trouver — Précommande et points de vente communiqués très bientôt
Envie de recevoir gratuitement le prologue et le premier chapitre en avant-première, avant tout le monde ?
Vous avez peut-être déjà repéré la couverture, plus haut dans cet article : un fleuve, de la lumière, un ciel qu’on ne regarde jamais vraiment de la même façon après avoir lu ce livre.
À très vite sur le fleuve.
Virginie